
Alerte Phonegate dénonce l’avis et le rapport de l’ANSES publié en novembre 2025 sur la cancérogénicité des ondes radiofréquences (RF) comme étant le fruit d’une expertise compromise par des conflits d’intérêts structurels et une méthodologie biaisée en faveur de l’inaction et au seul profit des industriels de la téléphonie.
Depuis 2022, après avoir documenté les compromissions massives de l’expertise ANSES/OMS, nous avons suspendu notre participation au Comité de dialogue « radiofréquences et santé » de l’ANSES, engagé une action contentieuse toujours en cours contre la consultation et le rapport 5G de l’ANSES et refusé de participer à la consultation sur ce rapport. Trois ans plus tard, nos pires craintes sont confirmées : une offensive coordonnée pour normaliser l’absence de protection.
La capitulation de l’ANSES en trois mouvements
Une étude compromise au cœur du rapport
L’avis 2025 s’appuie lourdement sur l’étude MOBI-Kids pour conclure à l’absence de risque chez les enfants et adolescents. Or Alerte Phonegate a documenté de manière détaillée que l’étude MOBI-Kids est structurellement compromise :
- 80% de l’équipe chargée du protocole d’exposition (les chercheurs qui mesurent le paramètre critique) travaillent directement ou indirectement pour Orange Labs, ETRI ou l’institut ISGlobal qui porte l’étude (fondation financée par les télécoms)
- Multiples conflits d’intérêts omis dans les déclarations d’intérêts des experts et non modifiés malgré nos demandes de rectifications
- Outils d’exposition développés in-house par des experts d’Orange Labs, ne reflétant jamais l’exposition réelle des enfants (sans information non-plus des parents sur le rôle de l’opérateur)
- Partiellement financée par l’ANSES elle-même — créant un conflit d’intérêt institutionnel majeur
L’ANSES ignore délibérément notre dossier complet documentant ces compromissions. Pas de réponse. Pas de réfutation. Pas même de mention.
Un recul politique majeur vers l’inaction
La conclusion de l’ANSES — « il n’est pas possible de conclure à l’existence ou à l’absence d’un effet cancérogène » — est un recul direct :
| Année | Position ANSES |
|---|---|
| ANSES 2013 | Risque « possible » pour utilisateurs intensifs (>15 ans) |
| ANSES 2025 | Pas de conclusion possible |
Ce recul intervient alors que :
- Les mécanismes cancérogènes sont clairement documentés (génotoxicité, stress oxydant, inflammation, immunosuppression)
- Les études animales (NTP, Ramazzini) montrent une évidence « claire » de schwannomes cardiaques chez les rats
- Un expert du groupe (Pr Gérard Ledoigt) a exprimé une position divergente, estimant que les données devraient conclure à un risque « possible »
- Les chiffres de Santé Publique France confirment une augmentation préoccupante des cancers du cerveau et particulièrement des plus graves, les glioblastomes, et en particulier chez les 15-39 ans (230% d’augmentation)
Conclusion évidente : Ce rapport prépare le déclassement par l’OMS courant 2026-2027 du niveau de cancérogénicité (2B depuis 2011 pour passer à 3 « non cancérigène »). Cela serait la dernière étape de normalisation de l’inaction mondiale.
Le volet « Phonegate » escamoté : la surexposition institutionnalisée n’existe plus
L’enquête Phonegate, depuis 2016, a documenté des réalités que ce rapport de novembre 2025 de l’ANSES n’ose clairement pas affronter :
L’ANSES elle-même avait reconnu ce problème dans ses propres rapports :
Silence total en 2025. Le rapport d’octobre n’évoque jamais :
- Les non-conformités systématiques de DAS
- Les expositions réelles mesurées par Alerte Phonegate
- La présence de logiciels de manipulation des tests (comme dans le Dieselgate)
- Ses propres recommandations 2016-2019
Pourquoi ce silence ? Parce que reconnaître les non-conformités DAS forcerait l’ANSES à devoir prendre en compte dans son analyse des niveaux d’exposition bien supérieurs à celles prises en compte dans les études qui ont servi de base à ce rapport. Or cela entrerait en contradiction directe avec la conclusion « pas de risque établi » du rapport 2025.
L’ANSES préfère l’incohérence au courage politique.
Message à notre communauté : l’heure est grave
À nos adhérents, partenaires et tous les citoyens confrontés à des centaines d’articles « rassurants » sans contradictoires qui vont déferler dans les prochains temps. Nous leur disons au travers du Dr Marc Arazi, notre président :
« Nous ne sommes pas heureux d’avoir eu raison. Nous aurions préféré être démentis par une expertise robuste et indépendante. Nous n’avons pas eu cette chance.
La santé publique n’est plus une question d’expertise. C’est une question de pouvoir. Et l’industrie de la téléphonie vient à nouveau de démontrer la puissance de son lobby. Sachez que nous n’abandonnerons pas ce combat pour la santé de tous. Nous aurons plus que jamais besoin de votre soutien.
Ensemble ne lâchons rien ! »
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