Suite à notre interpellation concernant le traitement partial des risques sanitaires liés à la téléphonie mobile sur l’antenne de France Info, la médiatrice de Radio France nous a adressé une réponse détaillée. Si nous saluons l’ouverture au dialogue, le fond du message confirme un immobilisme préoccupant.


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1. La réponse de la médiatrice de Radio France :


Réponse de la médiatrice de Radio France

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L’expertise officielle : un “bouclier” contre la réalité ?

Dans sa réponse, la médiatrice cite l’Agence nationale de sécurité sanitaire (ANSES) comme un « socle de référence ».

Pourtant, cette position occulte une leçon de l’histoire. Les agences nationales ont souvent un temps de retard sur les grands scandales sanitaires. Par exemple :

  • L’amiante : Le consensus officiel a mis des décennies à reconnaître le danger.
  • Le chlordécone : Les autorités ont prolongé les autorisations malgré les risques.
  • Le tabac : Le lobbying a paralysé l’expertise publique pendant 50 ans.
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En conséquence, Radio France oublie son rôle de service public. Le journalisme doit aussi questionner les zones d’ombre, surtout face à une industrie aux enjeux financiers colossaux.

Des avancées majeures passées sous silence

La médiatrice et plus encore la rédaction de France info ignorent les avancées institutionnelles majeures survenues entre décembre 2025 et janvier 2026. Voici les faits factuels qu’Alerte Phonegate a imposés au moment du reportage en question :

  • Transparence : L’avis de la Commission d’accès aux documents administratifs (CADA) a forcé l’ANFR à divulguer 30 rapports de tests de téléphones non conformes cachés pour certains depuis 2017.
  • Sécurité : Nos alertes ont entraîné le retrait ou la mise à jour de 10 modèles de téléphones non conformes en quelques jours fin décembre 2025.
  • Europe : La Commission européenne va imposer désormais la mesure du “DAS tronc” au contact direct du corps(0 mm).
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L’appel du Dr Marc Arazi pour un débat contradictoire

Le pluralisme ne peut plus se limiter à de simples conseils de prudence et à limiter l’information sur cet enjeu à celle qui va dans le sens des intérêts industriels. Le Dr Marc Arazi, président d’Alerte Phonegate, demande un changement en profondeur :

« Je demande officiellement à Radio France d’ouvrir ses antennes à de véritables débats contradictoires. Il est inacceptable que les auditeurs soient privés d’une information pluraliste. Nous devons confronter toute l’expertise institutionnelle (ANSES, ANFR, Commission européenne) aux réalités des contrôles d’exposition de la population et aux données scientifiques indépendantes. »


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